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Grenoble Capitale verte de l’Europe : retour sur 8 ans de mandat municipal

Par 5 septembre 2022 Pas De Commentaires

En 2014, Grenoble devenait la première grande ville de France à élire un maire écologiste et une équipe issus des principaux mouvements de la gauche anticapitaliste. En 2020, de nouveaux mouvements rejoignaient l’aventure et préfiguraient avec un temps d’avance, à l’échelle locale, la NUPES nationale. En 2022, Grenoble est Capitale Verte de l’Europe, à cette occasion, retour sur ces 8 dernières années de mandat municipal.

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En 2014, Grenoble devenait la première grande ville de France à élire un maire écologiste et une équipe issues des principaux mouvements de la gauche anticapitaliste. Derrière Eric Piolle, 41 élu-es issu-es du Parti de Gauche, d’EELV, d’Ensemble !, de Nouvelle Donne, de mouvements locaux (Ades et Réseau Citoyen) et de citoyen-nes s’engageaient pour transformer la ville. Cette aventure collective trouvait ses origines dans une histoire déjà longue : celles d’habitantes et habitants, de militantes et militants, mobilisé-es localement, dans les années 1990 à 2010, pour faire tomber un maire corrompu, pour la remunicipalisation de l’eau, pour préserver un poumon vert de la ville de la construction d’un grand stade, pour sauver un de la fermeture un lycée symbole de la mixité, pour stopper le projet d’urbanisme pharaonique de l’Esplanade…

Le projet était commun et écrit collectivement : 120 engagements axés autour de quatre piliers pour construire une ville à la démocratie renouvelée, ériger un bouclier social et écologique, bâtir une ville à taille humaine, et entamer la construction de la Métropole pour en faire un véritable outil de coopération. La vision était commune et partagée ; c’est pourquoi la majorité municipale de 2014 a fait le choix de se constituer autour d’un groupe unique, pour continuer de construire ensemble et convaincre plus largement encore.

En 2020, de nouveaux mouvements rejoignaient l’aventure : le PCF, Génération.s, le Parti animaliste, Génération écologie, la France insoumise et des membres du Parti socialiste préfiguraient avec un temps d’avance, à l’échelle locale, la NUPES nationale. Choix est fait de construire le projet à 1000 mains, avec les habitantes et habitants et de le porter ensemble dans le groupe des 45 élu-es Grenoble en Commun. Là où le développement durable compartimentait autrefois l’action, nous proposions un nouveau triptyque prenant en compte les liens, les ponts, les convergences, les synergies. Un triptyque dont les piliers avancent ensemble, et non pas l’un après l’autre : garantir les sécurités du quotidien ; chérir les biens communs ; nourrir le désir de sens.

Alors que la crise sanitaire, sociale et écologique paralysait le monde, Grenoble faisait le choix de rester fidèle à son esprit pionnier et d’accélérer. Avec un score de 46,67% au premier tour, Grenoble en Commun faisait mieux que le second tour de 2014, démontrant, s’il le fallait, l’adhésion des Grenobloises et Grenoblois au projet porté depuis 6 ans. Avec 53,13% au second tour dans le cadre d’une quadrangulaire, nous devenions la majorité sortante la mieux réélue du pays.

Deux ans après cette réélection, nous n’oublions pas notre histoire commune. Au contraire : renforcé-es par un fort réseau de villes écologiques, solidaires et citoyennes, appuyé-es par des militant-es à travers tout le pays, nous mettons tout en œuvre afin de faire émerger des espoirs locaux et faire bouger les lois face aux politiques nationales toujours plus libérales, antisociales, et manquant d’ambitions pour construire un lendemain vivable.

 

 

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