Actualités

Papothèque : mobilisé-es depuis 2016 pour accompagner l’association

Par 29 janvier 2021 Pas De Commentaires

En pleine crise sanitaire, sociale et économique, les difficultés financières de la Papothèque sont au cœur d’une polémique orchestrée par les oppositions dont la députée Chalas se fait la porte-voix. Anouche Agobian, maire adjointe du secteur 3 sur lequel est installée l’association depuis 2016, revient avec nous sur la réalité des faits.

Q : La Papothèque va-t-elle être expulsée de ses locaux ?

Anouche Agobian : La Papothèque occupe des locaux d’Actis, bailleur métropolitain. Ce que nous savons, élu-es de la Ville de Grenoble, c’est qu’à ce stade de l’instruction du dossier par Actis, il n’a jamais été question d’expulser la Papothèque de son local en cette période de crise sanitaire et sociale. Il est regrettable qu’un certain nombre de personnalités, de madame Chalas à monsieur Carignon, agitent les chiffons rouges dans le seul but de démarrer une polémique. C’est une action de fond, sur le long-terme, aux côtés des associations en difficultés qui pourra changer la donne.

C’est ce travail qu’a mené Actis, puisque le bailleur métropolitain a déjà négocié plusieurs mois de gratuité de loyer, a échelonné les paiements et a travaillé avec la Papothèque, à un plan d’épurement de la dette. Toutefois, la situation reste économiquement problématique pour la Papothèque. Mais le lien avec l’association demeure depuis plus de 4 ans avec pour objectif de l’accompagner vers une sortie de cette situation complexe pour que la Papothèque puisse continuer à fonctionner.

Q : Quelles relations entretiennent la Ville et la Papothèque ?

L’association Gaia, devenue la SAS Papothèque, occupe ses locaux rue Anatole France depuis 2016. Son action est reconnu auprès des habitant-es du quartier, mais aussi dans toute la ville, puisque c’est notamment cette association qui gère, avec Cuisine sans frontères, les frigos solidaires du Budget participatif depuis 2020. L’association est accompagnée par la Ville depuis 2018 à travers une subvention annuelle qui reconnait ainsi le travail accomplit sur le terrain. Nous sommes en lien avec la Papothèque depuis plus de 4 ans, et ne découvrons pas les problèmes qu’elle rencontre qu’aujourd’hui.

Q : Quelles sont les difficultés rencontrées par la Papothèque ?

AA : Les associations, elles aussi, subissent de plein fouet la crise économique. Dans la crise sanitaire, économique et sociale actuelle, l’Etat a prévu des dispositifs d’aide qui leur sont réservés. Mais ces aides n’arrivent pas, mettant à mal la trésorerie des petites structures. Pourtant, les acteurs de la solidarités ont un besoin urgent de ce soutien et de cet  appui structurel de l’Etat, en complément du soutien fort des collectivités.

Q : Comment expliquez-vous le positionnement de la députée Chalas ?

AA : Madame la députée Chalas a récemment lancé une cagnotte en ligne pour soutenir la Papothèque… Elle a également réussi à obtenir l’envoi d’un courrier d’Olivia Grégoire, la Secrétaire d’Etat à l’Economie sociale, solidaire et responsable. En attendant, la Papothèque n’a toujours pas reçu les 1500€/mois d’aides de l’Etat auxquelles elle a droit. C’eut été plus pertinent de la part d’une députée ou d’une sécrétaire d’Etat, de se mobiliser pour faire arriver au plus vite les aides de l’Etat. Au lieu de ça, mesdames Chalas et Grégoire se contentent d’allumer de vaines polémiques destinées à instrumentaliser la vraie réalité d’un monde associatif. Cette réalité dépasse celle de la Papothèque : ce sont les aides qui peinent à arriver alors que la suppression de plus d’1 million d’emplois aidés au niveau national depuis 2018 avait déjà assommé les acteurs associatifs.

 

x  Powerful Protection for WordPress, from Shield Security
Ce Site Est Protégé Par
Shield Security